Un concert d’enfer!

Les beaux souvenirs des ‘piliers financiers’ de la fête de la musique 2024

Les origines de nos ‘pilliers’ montre la valeur de notre creuset culturel

Pilier D, Afrique du Sud

Le 9 juillet 1977, Mark Knopfler et ses amis on fait leur tout premier concert lors d’un festival punk à Deptford, dans le sud de Londres. À l’époque, ils s’appelaient Café Racers et l’électricité était fournie par un cordon d’alimentation électrique dans leur appartement. J’ai raté ce concert, car je suis arrivé à Londres quelques jours plus tard, sans un sou et seul, après d’avoir abandonné mon pays natal pour échapper à la convocation militaire. Mais quelques mois plus tard, par une nuit glaciale de janvier, le groupe a joué son tout premier concert à Londres sous son nouveau nom, Dire Straits, dans un pub concert à Islington: Hope and Anchor. La zone de musique live se trouvait dans un petit sous-sol au plafond bas. Nos pieds glissaient suite au cidre de qualité doutable, et l’air était empli d’une odeur de sueur et de la weed alors que nous dansions sauvagement sur Sultans of Swing. Ce fut le début d’une nouvelle vie pour eux et pour moi.

Pilier F, Allemagne

Lorsque nous, les jeunes du début des années 60, en avons eu assez de la musique de variété, nous avons été servis par un nouveau son génial : la musique rock ! Bon sang, nous étions ravis de ces nouveaux rythmes !
D’abord sous ma couverture avec une vieille radio en cachait où je cherchais avec beaucoup de peine une station Hollandaise. Et ensuite, tous les soirs, il y avait des groupes de rock au Starclub, qui est devenu mondialement célèbre, sur la Reeperbahn à Hambourg. Je n’avais que 15 ans, mais je voulais absolument ne rien manquer : le soir, je me faufilais en cachette par la fenêtre pour écouter et voir de la musique live chaude.
Au début, il y avait encore des chaises au Starclub et un vrai téléphone sur chaque table. On pouvait ainsi inviter les filles d’à côté à danser.
Little Richard, Fats Domino, Chuck Berry et bien d’autres jouaient. J’ai aussi vu plusieurs fois 4 jeunes garçons qui s’appelaient ‘The Beatles’, mais je ne les ai pas beaucoup remarqués à l’époque…

Pilier A, La Hollande

Avec ma famille et mes amis, j’avais beaucoup en commun, y compris le fait de ne pas jouer un instrument. Passé 30 ans, j’en ai eu assez de m’apitoyer sur mon sort: j’ai acheté une vieille guitare, un livre d’accords et j’ai déchiffré des chansons que j’appréciais. Après quelques années de bricolage, et sans vraiment jouer avec d’autres, j’ai déménagé en France. La guitare a été échangée contre une vie à la campagne. Oui, c’était bête…
Au printemps dernier, après 25 ans, j’ai ressorti la guitare de son sac, et j’y laissais mon ambition. Pour retenter que les chansons les plus faciles, avec youtube à mes côtés. C’était très modéré, mais en même temps c’était plus agréable que jamais ! Dans la perspective de la deuxième édition de la fête, ce printemps plusieurs musiciens locaux se sont réunis. Pour se rencontrer et improviser ensemble. C’était cool. Cette fois ci je ne pouvais plus me cacher. Alors pour la première fois, j’ai joué devant d’autres. Un morceau de 4 accords. Certains sont venus en support, la percu, un piano. Genial! Sauf que je me suis planté au break dans le morceau. Mais ce n’était pas grave! Ca ira mieux la prochaine fois. C’est que le debut!

Pillier E, La Hollande

L’un des concerts les plus uniques que j’aie donné avec notre groupe Troy Torino a été le festival de rock de Tabernas.Ce festival se déroule dans la vieille ville où de nombreux westerns spaghetti ont été tournés dans les années 60 et 70.  Y compris les célèbres films avec Clint Eastwood, Une poignée de dollars, Pour quelques dollars de plus et Le bon, la brute et le truand, dont la plupart des plans ont été tournés dans le village et les fantastiques paysages du désert de Tabernas.C’est un vrai village, les maisons sont réelles, ce ne sont pas des façades.
Grâce au tourisme, il est bien entretenu et le salloon est pleinement opérationnel.Voici le decor de notre concert. Qui a eu lieu à l’heure de pointe du festival, juste avant que le soleil ne se couche,heureusement j’avais mon chapeau de cow-boy…Un lieu idéal pour un festival de rock !

https://www.instagram.com/reel/CyLUQ0DIaNq/?igsh=cGt6emttdHZxNA==

Pilier T, Allemagne

Le contraste le plus fort entre la musique live et la musique enregistré, je l’ai vécu il y a deux ans lorsque deux musiciens Français se sont produits à Monau, en Allemagne. Les deux étaient assis côte à côte sur la scène, ils ne disaient rien, pas de présentation, pas d’annonce des morceaux. Ils étaient simplement assis là et semblaient attendre quelque chose. Le public, attentif, attendait avec eux.
Quand ils ont enfin commencé à jouer, j’ai compris ce que les musiciens attendaient : l’âme de la musique ! Que la musique passe et vienne à eux, et quand elle est venue, on l’a entendue. Ce fut l’un des plus beaux concerts que nous ayons jamais entendus. Un grand timing et c’est le meilleur que l’on puisse attendre de la musique.

Pillier D, France

C’est en 1984 à une ferme de L’Isle en Dodon, que le groupe Aurignac Band a donné son premier et unique concert  Les prairies autour n’étaient pas le seul endroit où l’herbe poussait… C’est là que certains musiciens de la formation occasionnelle ont fait leurs premiers pas sur le chemin de la musique dans notre région.  C’est d’ailleurs à cette époque et à cet endroit que Radio Coteaux a été lancée.
Ce fut le début d’autres grands moments musicaux.

https://www.facebook.com/100092166669872/videos/379036148481190/?notif_id=1717497452450002&notif_t=video_processed&ref=notif

Piller J. d’ Angleterre

Il y a dix ans, un festival de hors gamme a été organisé dans le petit village de Belbèze, une bonne demi-heure d’Aurignac. Une exemple exemplaire de ce qui est possible dans notre campagne!
On y accueille maintenant chaqu’année de jeunes artistes professionnels et internationaux. Accessible à beaucoup d’entre nous qui n’avons pas les moyens de vivre ce genre d’événement, Belbèze en Musique est également un véritable régal pour les amateurs.  La population de Belbèze en Comminges double chaque année fin août lorsque les mélomanes viennent d’ici et d’ailleurs pour profiter de ce joyau inattendu. 

Mon souvenir préféré de ce festival me vient d’il y a quelques années, lorsque les fidèles se rassemblaient dans l’église glorieusement restaurée pour l’événement qu’ils redoutaient le plus : une soirée d’opéra. Le physique impressionnant de la soprano s’est imposé, les yeux brillants, la jupe tourbillonnante, et tous les yeux ont été instantanément rivés sur la scène. À la fin de la représentation, où le public a chanté au rythme des chansons napolitaines, plusieurs reprises à la demande générale, tout le monde avait été converti. Nous avons tous flotté hors de l’église avec « funiculi, funicula » sur les lèvres. A déguster sans modération.